Photo: WoreczkoJan / Wikimedia Commons — CC BY 4.0.
Pour Rudra Patel, une question sur une plante envahissante est devenue un projet de recherche scolaire primé : l’intelligence artificielle pourrait-elle aider les scientifiques à explorer son utilisation possible en agriculture ?
Cet élève en classe de première à la UJ Academy Maths, Science and ICT School of Specialisation, dans la province du Gauteng, a combiné l’apprentissage automatique avec des expériences en laboratoire pour étudier les effets de différentes concentrations d’extrait de Lantana camara sur la croissance du blé.
Ses travaux lui ont valu une médaille d’or, le prix du meilleur jeune scientifique de la catégorie senior en sciences végétales et le grand prix 2026 du meilleur jeune scientifique de la catégorie senior, accompagné de 75 000 rands. L’Eskom Expo International Science Fair s’est déroulé du 29 septembre au 2 octobre 2026 à Johannesburg.
Transformer un problème environnemental en question de recherche
Lantana camara est une plante envahissante. Le projet de Patel a exploré le potentiel de ses extraits comme substances naturelles pouvant favoriser la croissance des cultures.
L’apprentissage automatique a permis d’examiner les tendances dans les données. Les expériences en laboratoire ont confronté ces analyses à des plantes vivantes et à leurs réactions réelles.
En combinant ces approches, Patel a pu étudier comment la modélisation informatique pourrait compléter les expériences scientifiques dans la recherche d’utilisations utiles pour la matière végétale issue de plantes envahissantes.
Ses modèles ont identifié des tendances générales liées à la concentration de l’extrait. Mais repérer une tendance n’est qu’une étape pour déterminer si une solution pourrait fonctionner de manière fiable en agriculture.
Une réussite et un premier pas dans la recherche
L’Université de Johannesburg précise les limites de ces travaux : des expériences standardisées et des analyses supplémentaires seraient nécessaires avant de pouvoir établir des applications agricoles fiables.
Le projet de Patel doit donc être considéré comme un travail de recherche, plutôt que comme un produit prêt à être utilisé par les agriculteurs pour stimuler leurs cultures. Il ne démontre pas que l’extrait de Lantana camara améliore les cultures dans les conditions réelles d’une exploitation agricole.
Cela n’enlève rien à sa réussite. Après des mois de recherche, d’expérimentation et d’amélioration de son projet, ce lycéen a associé l’informatique et les sciences végétales pour explorer une question environnementale concrète, puis présenté ses travaux à un jury lors d’un salon scientifique international.
Son histoire encourage d’autres jeunes à explorer leurs propres questions. L’innovation ne commence pas toujours par une invention achevée. Parfois, elle naît de la curiosité, d’expériences rigoureuses et de la patience nécessaire pour découvrir ce qui reste à comprendre.
Ecrit par MyHappyAfrica
Source : Université de Johannesburg.


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