En 2019, Ibtihel Ben Hadj Mbarek-Fredj a donné une nouvelle direction à ses recherches. Après quinze années à l’Université de Monastir, cette chercheuse en biotechnologie s’est lancée dans l’entrepreneuriat.
Herbalya Natural Care est née de ses recherches sur les plantes médicinales et aromatiques de Tunisie. Selon un article de la Banque africaine de développement publié en juillet 2026, ses cosmétiques biologiques avaient déjà atteint la France, le Canada et les États-Unis.
Bâtir la confiance, pas à pas
Les connaissances scientifiques ne représentaient qu’une partie du parcours. Face aux marques importées, il fallait gagner la confiance des clients. Les partenariats de recherche et la certification ont aidé Herbalya à renforcer sa crédibilité, tandis que l’accompagnement entrepreneurial a permis à sa fondatrice de développer ses compétences en gestion.
Des opportunités au-delà du laboratoire
L’entreprise travaille aussi avec des groupements agricoles féminins. Selon les chiffres rapportés, ces partenariats impliquent directement plus de quarante femmes et indirectement plus de deux cents personnes pendant la récolte des figues de Barbarie. Il s’agit de personnes participant à la chaîne d’approvisionnement, et non de deux cents emplois permanents en usine.
Pour écrire son prochain chapitre, Herbalya cherche des soutiens afin de développer son activité. Son histoire illustre déjà un lien encourageant entre la recherche, les ressources locales et les moyens de subsistance des communautés rurales.
Son parcours a commencé avec les plantes qui poussaient autour d’elle. Et chez vous, qu’est-ce qui pousse et pourrait inspirer une belle idée ? Dites-le-nous en commentaire — nous serions ravis de vous lire !
Source : Banque africaine de développement, 3 juillet 2026.
Photo: Mohamed Amine Aouina / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0).


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