Illustration de la culture de tomates générée par l’IA ; il ne s’agit pas d’une photographie de Tomato Jos, de son personnel ou de ses locaux.
Avant de devenir une entreprise agroalimentaire, Tomato Jos était une question qui ne quittait pas Mira Mehta.
Alors qu’elle vivait et travaillait au Nigeria, elle a vu des tomates pourrir au bord de la route. Les agriculteurs produisaient de la nourriture, mais une partie de leur récolte ne trouvait pas de débouché.
Pourquoi ne pas transformer davantage de ces tomates en concentré de tomates produit localement ?
Cette question a fini par donner naissance à une entreprise. En 2014, Mira et son cofondateur Shane Kiernan ont lancé Tomato Jos, associant une idée entrepreneuriale à l’ambition d’aider les petits exploitants agricoles à mieux vivre de leur travail.
Ce parcours a demandé de la patience. Dans le récit de ses premières années, l’entreprise évoque les maladies des cultures et les pénuries d’eau parmi les difficultés rencontrées. Cultiver des tomates adaptées et bâtir une chaîne d’approvisionnement fiable exigeait bien plus que de l’enthousiasme.
Dès ses premières activités agricoles dans l’État de Nasarawa, l’équipe a commencé à concrétiser son idée : accompagner les agriculteurs pendant la saison de culture, puis transformer leur récolte en un produit destiné aux consommateurs nigérians.
Aujourd’hui, Tomato Jos mène des activités agricoles et de transformation dans l’État de Kaduna, produisant du concentré de tomates conditionné pour le marché nigérian.
Les femmes occupent une place importante dans cette histoire. Dans une annonce d’investissement publiée par l’AVCA, Sabou Capital indiquait qu’elles représentaient 60 % des petits exploitants agricoles fournissant l’entreprise. Derrière le produit fini se trouve tout un réseau de personnes dont le travail commence bien avant l’arrivée des tomates à l’usine.
Une avancée récente marque une nouvelle étape.
Le 22 septembre 2026, EDFI Management Company a annoncé un investissement de 2,5 millions de dollars dans Tomato Jos, dans le cadre d’AgriFI. Ce financement soutiendra l’acquisition d’équipements de conditionnement, la modernisation de l’usine et l’extension de l’irrigation goutte à goutte.
Selon cette annonce, plus de la moitié des matières premières de l’entreprise proviennent de petits exploitants agricoles locaux. Les améliorations prévues visent à réduire les coûts de production, à élargir la gamme de produits et à renforcer la collaboration avec les communautés agricoles. Il s’agit de projets pour la prochaine étape de développement, et non de résultats déjà obtenus.
Le parcours de Mira montre comment une simple observation peut déboucher sur des années de travail concret. Des tomates au bord d’une route ont suscité une question. Pour y répondre, elle a réuni des agriculteurs, une entreprise de transformation et un marché pour des aliments produits localement.
Pour MyHappyAfrica, c’est une histoire de progrès qui mérite d’être partagée : des personnes trouvent des opportunités dans ce que leurs communautés produisent déjà et travaillent à les rendre durables.
Sources : Tomato Jos ; The Harvard Crimson ; AVCA/Sabou Capital ; EDFI Management Company (22 septembre 2026).


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