Catégorie : Culture

  • From Lagos to London: A New Home for African Stories

    De Lagos à Londres : un nouveau lieu pour les récits africains

    Photo: Danielle G. Campbell / WikiPortraits, via Wikimedia Commons. CC BY-SA 4.0. Cropped. Mo Abudu at TIFF 2025.

    Un film peut nous faire découvrir le monde d’une autre personne. Un repas peut réveiller des souvenirs du pays. Un vêtement peut nous présenter le travail d’un créateur que nous n’aurions jamais connu autrement.

    L’entrepreneure des médias et productrice nigériane Mo Abudu réunit ces expériences à EbonyLife Place London, officiellement inauguré le 8 octobre 2026.

    Ce nouveau lieu garde un lien avec Lagos, où elle a ouvert le premier EbonyLife Place en 2019. Son adresse londonienne prolonge cette idée : permettre à la créativité africaine de rencontrer des publics au-delà du continent.

    Faire une place à nos histoires

    Interrogée par l’AFP sur ce projet, Mo Abudu a résumé sa motivation en quelques mots : « Il est temps de raconter nos propres histoires. »

    Née à Londres, elle se souvient d’avoir eu peu d’occasions de voir des films mettant en avant des personnes noires pendant sa jeunesse. Elle a choisi de contribuer à créer le lieu culturel qu’elle aurait aimé connaître.

    Au cœur du lieu se trouve une salle de cinéma consacrée aux récits africains et aux histoires des communautés noires. Son ambition dépasse les frontières d’un seul pays, avec une place pour des films venus de toute l’Afrique et de la diaspora.

    Bien plus qu’un cinéma

    Le lieu réunit également cuisine, mode et art. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir plusieurs formes de créativité au cours d’une même visite.

    For a filmmaker or designer, places like this could help an unfamiliar audience discover their work. For someone with African roots, they could offer a connection to home. For other visitors, they could be an invitation to explore.

    Those possibilities explain why this opening matters. Creating work is one part of the journey; helping it reach people is another.

    A beginning worth following

    It is still early. The venue’s lasting contribution will depend on its programme, the creators it supports and the audiences who return.

    But the opening is already a concrete achievement: an entrepreneur has taken an idea developed in Lagos and given it a new home in London.

    For MyHappyAfrica, that is a story worth sharing—and following as its next chapter unfolds.

    Sources: EbonyLife Place London⁠ · Screen Daily⁠.

    AFP / Channels Television

  • In Egypt, grandmother’s recipes open new doors for Esna’s women

    En Égypte, les recettes de grand-mère ouvrent de nouvelles portes aux femmes d’Esna

    Photo : Roland Unger / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Soupe de lentilles égyptienne, présentée à titre d’illustration.

    À Esna, dans le sud de l’Égypte, les recettes transmises par les mères et les grands-mères ouvrent de nouvelles portes. Grâce à Esna Kitchen, les femmes de la ville partagent leur patrimoine culinaire avec les visiteurs tout en développant leurs compétences dans l’accueil.

    Des tables familiales à l’accueil des visiteurs

    L’initiative a débuté par un concours de cuisine en 2023. Trente-neuf femmes y ont présenté des recettes traditionnelles, permettant de faire découvrir un savoir-faire souvent resté au sein des foyers.

    Un groupe de femmes s’est ensuite formé auprès d’un chef professionnel pour consigner les ingrédients, améliorer la préparation et développer ses compétences en hygiène alimentaire et en présentation des plats. Le projet s’est installé dans une maison historique, qui accueille les visiteurs depuis octobre 2024.

    Faire vivre bien plus que des recettes

    Selon un reportage publié en septembre 2026 dans Al-Masry Al-Youm, le projet préserve les histoires qui se cachent derrière les plats tout en offrant aux femmes des possibilités de travailler dans le tourisme.

    Son ambition est de faire du savoir-faire local une source durable de valeur économique. Le reportage ne fournit pas de chiffres sur les revenus, mais décrit une démarche concrète qui relie le patrimoine culinaire à l’emploi.

    Pour MyHappyAfrica, cette histoire est porteuse d’espoir : un savoir-faire transmis de génération en génération trouve un public plus large, avec en son cœur les femmes qui le font vivre.

    Source : Al-Masry Al-Youm, 5 septembre 2026.

  • A taste of Senegal, a tradition worth sharing.

    Une saveur du Sénégal, une tradition à partager.

    Photo : Salma03regine / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

    Un repas partagé peut raconter l’histoire d’un pays. Au Sénégal, le ceebu jën, aussi appelé thiéboudienne, réunit le riz, le poisson et les légumes, ainsi qu’un savoir-faire transmis de génération en génération.

    Né dans les communautés de pêcheurs de Saint-Louis, ce plat se transmet traditionnellement de mère en fille, avec ses recettes et ses techniques de préparation. Chaque génération hérite de savoir-faire qui vont bien au-delà de la cuisine : choisir les ingrédients, préparer le repas et accueillir les autres autour du plat.

    Faire vivre une tradition

    En 2021, l’UNESCO a inscrit le ceebu jën au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette reconnaissance célèbre les personnes et les pratiques qui entourent ce plat.

    Le travail se poursuit. En février 2026, une mission de recherche à Saint-Louis a documenté la manière dont les communautés préservent et transmettent cette tradition culinaire. Un atelier organisé à Dakar en mars a ensuite réuni des représentants des communautés et des professionnels du patrimoine pour échanger leurs expériences.

    L’UNESCO a rendu compte de ces efforts en août 2026, soulignant l’importance des femmes, des savoirs locaux et de la transmission des savoir-faire culinaires aux générations futures.

    Une saveur qui nous rassemble

    Pour MyHappyAfrica, cette histoire célèbre la créativité du quotidien : des personnes qui font vivre leur patrimoine à travers quelque chose de familier, d’utile et de partagé.

    Le ceebu jën nous invite à découvrir le Sénégal à travers sa cuisine et les personnes dont le savoir-faire lui donne tout son sens.

    Source: UNESCO, août 2026..

  • African stories find a new stage in London

    Les histoires africaines trouvent une nouvelle scène à Londres

    Image : illustration générée par IA représentant la créativité africaine à Londres ; il ne s’agit pas d’une photographie du festival.

    Ce mois d’octobre, les histoires africaines s’apprêtent à occuper le devant de la scène à Londres. Un nouveau festival souhaite réunir littérature, cinéma, musique et arts visuels, pour faire découvrir le patrimoine culturel africain à la diaspora et à un public plus large.

    Le programme principal de l’African Heritage Festival London se déroulera du 8 au 11 octobre 2026 à Mountview et au CLF Art Lounge, dans le quartier de Peckham.

    Cette première édition célébrera l’héritage littéraire de l’écrivain nigérian D. O. Fágúnwà, en réunissant littérature, cinéma, musique et arts visuels dans une célébration commune de la créativité africaine.

    Les organisateurs souhaitent rassembler écrivains, cinéastes, artistes, familles et jeunes. Le programme comprend de la musique, des échanges et une présentation artistique inspirée des traditions du mariage yoruba.

    Pour les Africains vivant à l’étranger, ce type d’événement peut offrir un lien avec leurs racines culturelles. Pour les autres visiteurs, il peut ouvrir une porte sur des histoires et des traditions qu’ils n’ont pas encore découvertes.

    Pour MyHappyAfrica, cette histoire culturelle est porteuse d’espoir : des personnes créent un espace pour les voix africaines, partagent leur patrimoine et invitent une nouvelle génération à y prendre part. Le festival reste à venir, mais son ambition est claire : faire découvrir ces histoires à davantage de personnes.

    Source : African Heritage Festival London Programme officiel

  • Davido Brings a Major Afrobeats Residency Home to Lagos

    Davido Brings a Major Afrobeats Residency Home to Lagos

    Nigerian Afrobeats star Davido is bringing a major music celebration home.

    From 17 to 19 December 2026, he will perform for three nights at the renovated National Theatre in Lagos. Titled Oriadé: The Residency, the event will celebrate his latest album and his 15-year musical journey.

    The residency is more than a series of concerts. Davido wants to demonstrate that African artists can produce world-class entertainment experiences on the continent, using African venues, creative talent and local businesses.

    The performances are also expected to attract music fans and visitors to Lagos during the busy December season—supporting jobs, tourism and Nigeria’s growing creative economy.

    After taking Afrobeats around the world, Davido is returning to the audience and city that helped shape his career.

    This is not simply Davido coming home to perform. It is a statement that Africa does not have to export all its greatest moments for the world to value them.

    For three nights, Lagos will not just host an Afrobeats concert—it will stand at the centre of global African culture.

    And perhaps this is only the beginning: a future where the world no longer watches Africa’s biggest moments from somewhere else, but travels to Africa to experience them.

    Des personnes authentiques. De vrais progrès. La vraie Afrique.

    Sources: CNN; Davido’s official announcement; TheCable Lifestyle.

  • Africa Foto Fair aide les photographes africains à raconter leurs propres histoires

    La photographie ne consiste pas seulement à prendre de belles images. Elle permet de préserver les souvenirs, de documenter la vie quotidienne et de raconter les histoires de sa communauté à sa manière.

    En Côte d’Ivoire, Africa Foto Fair offre une plus grande visibilité aux photographes d’Afrique et d’ailleurs. Fondé par la photographe éthiopienne Aïda Muluneh, le festival propose au public local des expositions, des activités éducatives et des événements ouverts à tous.

    Une scène pour les regards africains

    Le festival aide les photographes africains à présenter leurs propres expériences, afin que le continent soit aussi vu à travers leurs regards, plutôt que principalement à travers des perspectives extérieures.

    Son édition de 2024 à Abobo, à Abidjan, a accueilli 67 photographes venus de 31 pays. Selon The Guardian, la fréquentation a atteint 11 810 personnes, soit une hausse de 47 % par rapport à l’édition précédente.

    Le programme allait au-delà des expositions. Il comprenait des ateliers de photographie pour les enfants, des séances d’évaluation de portfolios pour les artistes émergents, des activités d’alphabétisation et des dépistages de santé au sein de la communauté.

    Rapprocher l’art de la communauté

    En 2025, la quatrième édition d’Africa Foto Fair s’est étendue à Grand-Bassam, une ville de Côte d’Ivoire inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    Le programme réunissait plus de 70 artistes et proposait des conférences, des ateliers, des projections de films et des activités pour les jeunes. Des photographes ivoiriens émergents ont également pu exposer leurs œuvres aux côtés d’artistes internationaux reconnus.

    En organisant des activités dans des espaces publics et culturels accessibles, le festival permet de découvrir la photographie à des personnes qui ne fréquentent pas forcément les galeries traditionnelles.

    Développer les compétences et ouvrir des perspectives

    Africa Foto Fair ne se contente pas de mettre à l’honneur des œuvres photographiques. Le festival aide les jeunes créatifs à apprendre, à rencontrer des professionnels expérimentés et à comprendre comment leur talent artistique peut devenir un métier.

    Les séances d’évaluation de portfolios et les ateliers apportent des conseils pratiques aux photographes émergents. Les expositions leur permettent de toucher de nouveaux publics, tandis que les collaborations avec d’autres artistes peuvent ouvrir de nouvelles perspectives.

    Le festival renforce également la réputation grandissante de la Côte d’Ivoire comme pôle de l’art et de la créativité en Afrique.

    Des Africains racontent les histoires de l’Afrique

    L’essentiel de cette initiative est de permettre aux photographes africains de raconter eux-mêmes leurs histoires. Ils documentent leurs propres familles, leurs quartiers, leurs cultures et les transformations de leurs sociétés.

    Leurs images montrent que l’Afrique ne se résume pas à une seule histoire. C’est un continent riche d’expériences, d’identités et de voix créatives variées.

    En aidant les photographes à maîtriser la manière dont leurs communautés sont représentées, Africa Foto Fair renforce leur confiance et leur ouvre des perspectives artistiques.

    Voilà un progrès concret : des Africains qui utilisent leur créativité pour raconter leurs propres histoires et permettre au monde de découvrir le continent à travers leurs yeux.

    Des personnes authentiques. De vrais progrès. La vraie Afrique.

    Sources : The Guardian, 17 décembre 2024 ; PhotoVogue, 28 novembre 2025.

  • Nigerian Creator Uses Humour to Challenge Stereotypes About Africa

    Une créatrice nigériane utilise l’humour pour combattre les stéréotypes sur l’Afrique

    La créatrice de contenu nigériane Charity Ekezie utilise l’humour et la créativité pour remettre en question les stéréotypes dépassés sur l’Afrique — et des millions de personnes dans le monde regardent ses vidéos.

    Formée au journalisme, Charity a commencé à créer des sketches humoristiques et des vidéos en ligne. Son audience a rapidement augmenté après son arrivée sur TikTok en 2020, et elle compte aujourd’hui environ 3,7 millions d’abonnés sur la plateforme.

    Ses vidéos répondent à des questions fondées sur des stéréotypes grâce à un humour visuel intelligent. Par exemple, si quelqu’un lui demande si les Africains ont des téléphones, elle peut répondre « non » sur le ton de la plaisanterie, alors qu’un téléphone est clairement visible à l’arrière-plan. Son humour montre à quel point ces idées reçues peuvent être inexactes — et parfois absurdes.

    Charity associe le divertissement à des recherches approfondies. Avant de créer du contenu sur un pays ou une culture d’Afrique, elle se documente largement, consulte ses abonnés et échange avec les personnes qui y vivent. Ses vidéos permettent au public d’apprendre tout en appréciant son humour.

    Voilà à quoi ressemble un changement positif : une créatrice africaine utilise son talent et sa propre voix pour remplacer les stéréotypes dépassés par l’humour, les faits et une vision plus positive et affirmée du continent.

    Source originale : Le Courrier de l’UNESCO – Charity Ekezie : Les médias doivent trouver des moyens plus créatifs de nouer le dialogue avec les jeunes

    https://courier.unesco.org/en/articles/charity-ekezie-news-organizations-need-find-more-creative-ways-engage-youth

    Image à la une : illustration générée par intelligence artificielle et créée pour MyHappyAfrica.